Mais que l'on s'entende, différemment.
Car les mots ne s'entrechoquent guère, non, je les sème à présent...qu'ils errent. Parce que je ne sais plus écrire, non, mes phrases empestent la platitude, vraiment, mes phrases usées n'aguichent plus sinon...je serais loin, bien loin, depuis longtemps...et aux prodromes de mes révolutions, je danse, je danse...nonchalante, nonchalante, arborescente à souhaits, éminente, éminente, que me sied la répétition, maintenant que les mots ont cessé de s'entrechoquer, depuis longtemps, longtemps, longtemps...mais nous on veut du temps, tu sais, on en est avide, on veut respirer de la minute, tu sais, inhaler l'éternité de tes instantanés...succédanés de mes angoisses...vous pouvez disposer. Car je suis entrée dans l'éternité, vraiment, et me répète, c'est inlassable. Dérision, dérision, pourrais-je te tordre le cou, encore une fois...mais j'ai cessé de te magner... et les machabées me font horreur. Vraiment.
Attends, attends, et virevolte, et vole ou vote, telle est la question. Attends, attends, suis-je sotte, ma hotte emplie craque de révolte, mais ôte, ôte mes jouets, suis-je sotte, il n'est plus temps de jouer...alors trotte, trotte, la moribonde, et sans façons s'il-te-plaît...au pas, au pas, te dis-je, au pas. Et je cesse de m'escrimer, vraiment, faisons dans le morne, le maussade, seulement..."Je songe à ma maîtresse, Va, ma colère cesse", Matamore de mes tristesses. Enjouée, toujours, déjouer, un jour...potable, potable, que je m'abreuve. Sans façons, sans façons.
Et je me contenterai d'évoquer, placide, les heurs et bonheurs d'un quotidien périmé.
